S'inscrire à notre Newsletter

NUMA, le bureau virtuel de l’élève de l’Académie de Montpellier

Initiative analysée (monographie) dans le cadre du projet IRIS; Rédigé par LAVOCAT Eric publié le 24 février 2003 , mise à jour le 21 mars 2008

Description du projet : NUMA se présente sous la forme d’un intranet accessible par un portail internet dans lequel chaque élève dispose d’un espace qui lui est réservé et lui sert à communiquer, archiver, gérer son temps, etc. Son bureau virtuel est accessible depuis n’importe quel poste interne de l’établissement ou depuis chez lui. Il est expérimenté actuellement dans 4 collèges et 13 lycées de l’Académie de Montpellier.

Type d’initiative : Bureau virtuel de l’élève et intranet pédagogique
Territoire de projet : région Languedoc-Roussillon
Porteur(s) du projet : Mission TICE du Rectorat d’Académie de Montpellier
Date de lancement : 09/1998
Avancement (à la date de recueil) : Opérationnel
Date de recueil de l’information : 11/2002
Cible : Tous les membres de la communauté éducative : élèves, enseignants et documentalistes, conseillers d’orientation, personnels de santé et d’assistance sociale, personnel de direction et de vie scolaire, parents.

Thèmes, domaines d’action : Education formation recherche
Niveau de territoire de projet : Régional
Départements : Aude (11) , Gard (30) , Hérault (34) , Lozère (48) , Pyrénées-Orientales (66)
Régions : Languedoc-Roussillon
Mots-clés "transversaux" : e-learning
Date de lancement du projet : 1998
Mots-clés "outils" : E.N.T. (environnement numérique de travail)

1- Contexte et objectifs du projet

1.1 Contexte et origine du projet

Le projet NUMA s’inscrit dans le cadre du Plan académique d’action (PAA) 1999-2004 pour les TICE, soutenu par la région Languedoc-Roussillon. Initié et développé par la mission TICE du Rectorat, le dispositif NUMA se présente comme un développement du "bureau virtuel de l’élève" s’appuyant sur les concepts décrits dans le cédérom "Dessine-moi un lycée" (NUMA est le nom du lycée virtuel du cédérom) et sur l’expérience des établissements pilotes (des lycées à l’origine) qui ont mis en place un intranet pédagogique. Le cédérom "Dessine-moi un lycée" (DMUL) traçait des pistes de travail reprises par NUMA : nouvel environnement de travail de l’élève, parcours individualisés, travail coopératif, pilotage et autopilotage de la pédagogie. NUMA se présente sous la forme d’un intranet accessible par un portail internet dans lequel chaque élève dispose d’un espace qui lui est réservé et lui sert à communiquer, archiver, gérer son temps, etc. Son bureau virtuel est accessible depuis n’importe quel poste interne de l’établissement ou depuis chez lui. Il est expérimenté actuellement dans 4 collèges et 13 lycées de l’académie.

1.2 Objectifs et enjeux

Le dispositif NUMA a été conçu dans le but de compléter et d’enrichir le système d’enseignement actuel :
  • En favorisant le développement de la personnalité : l’élève en tant qu’individu a la possibilité de communiquer pour faire connaître son savoir-faire. Il met ses compétences au service des autres par l’intermédiaire du portfolio ou de la messagerie. Le système lui permet également la publication, sur le web interne de l’établissement, de ses réalisations, validées ;
  • En promouvant des espaces de confrontation d’idées : forums de discussion par exemple, qui permettent de démystifier, d’argumenter, de douter, de critiquer pour progresser, de se référer à l’expert, de capitaliser des compétences ;
  • En accompagnant le travail personnel : par l’accès aux ressources didactiques locales ou externes validées, la communication, la coopération … au service de cours, ou le soir, au service des élèves internes ou encore, à tout moment, au service des élèves distants (malades, en stage ou ne bénéficiant pas d’un enseignement en présentiel dans des disciplines rares) ;
  • En incitant au travail coopératif des enseignants qui travaillent ensemble pour mettre des ressources validées à disposition de leurs élèves, et des élèves eux-mêmes qui font (par exemple) la synthèse du dernier cours de sciences et vie de la terre pour leurs camarades momentanément absents ou qui gèrent et réalisent ensemble un projet…

Le "bureau virtuel" ne se veut pas un outil qui rompt le lien de l’enseignant mais plutôt l’isolement et l’individualisme, tandis qu’il favorise la vie citoyenne, le travail coopératif, la politique documentaire, l’ouverture culturelle, linguistique et professionnelle, la mise à distance volontaire, le développement de la créativité de chacun.

2- Description et organisation du projet

2.1 Les acteurs du projet

2.2 Les services proposés

Page d’accueil :
  • actualité du jour,
  • agenda partagé (rendez-vous, réservation de salles, de matériel…),
  • lien vers la plate-forme Plei@d de travail coopératif et de formation à distance de l’Académie de Montpellier,
  • lien vers le site web interne de l’établissement,
  • moteur de recherche.

Menu/onglets (entrées différentes selon le statut professeur ou élève) :

  • l’onglet "mon bureau" donne accès aux "news" et au "carnet de bord". L’élève a aussi la possibilité de consulter, discipline par discipline, le programme de ses études, tel qu’il a été renseigné par ses professeurs ;
  • l’onglet "ressources" ouvre sur un portail de liens internet dynamiques. Tout membre de la communauté éducative peut signaler des sites intéressants qui seront mis en ligne, après validation par une personne spécifiquement désignée (webmestre ou enseignant coordinateur) ;
  • l’onglet "communication" propose trois entrées : la messagerie électronique de l’établissement, un forum de discussion et un outil de "chat" ;
  • l’onglet "guides" fournit l’aide nécessaire à l’administration et à l’utilisation du portail.

2.3 Les publics bénéficiaires

Les utilisateurs du "bureau virtuel" sont, dans un premier temps, les élèves, les enseignants et les personnes qui participent à vie scolaire. A terme, il concerne tous les membres de la communauté éducative :
  • les élèves,
  • les enseignants et documentalistes,
  • les conseillers d’orientation,
  • les personnels de santé et d’assistance sociale,
  • le personnel de direction et de vie scolaire,
  • les parents.
  • Aujourd’hui, 13 lycées et 4 collèges expérimentent NUMA. A terme, les 70 lycées publics de la région, sur la base du volontariat, seront concernés.

    2.4 La dimension financière

    Financement du cédérom DMUL : 25 % région Languedoc-Roussillon, 15 % académie de Montpellier, 20% Centre régional de documentation pédagogique, 50% partenaires (Microsoft, France Télécom, EDU4, Promethéan, Alizés).

    Le budget initial n’a pas évolué au cours du projet, au moins en ce qui concerne la phase de développement (en conformité avec le cahier des charges). Le projet étant lui-même évolutif par sa nature même, il est réactualisé périodiquement.

    3- La mise en oeuvre du projet

    3.1 Les étapes de mise en oeuvre

    Actuellement, le "bureau virtuel" est expérimenté (ou le sera sous peu) par les élèves, les enseignants et la vie scolaire de 17 collèges et lycées de l’Académie :
    • 13 lycées : à Alès, Béziers, Clermont-l’Hérault, Mende, Montpellier, Nîmes, Sète ;
    • 4 collèges : Jacou (périphérie de Montpellier), Marsillargues (près de Sète), Montpellier et Saint-Mathieu de Tréviers (périphérie de Montpellier).

    La mise en place du dispositif NUMA s’est opérée en quatre phases :

    • 1998-2000 : conception du cédérom "Dessine-moi un lycée" (ou DMUL) ; analyse par les groupes d’établissements pilotes.
    • 2000-2001 : présentation dans de nombreuses réunions académiques et nationales (Hourtin, Educnet…) ; définition d’une maquette de bureau virtuel de l’élève ; sensibilisation et accompagnement des établissements pilotes au sein des "forums des établissements pilotes".
    • 2001-2002 : mise en place de formations pour les publics désignés dans les établissements pilotes ; réalisation et mise en ligne de la maquette de bureau virtuel sur le site internet de l’Académie ; démarrage de l’expérimentation-test par trois lycées pilotes (Montpellier, Nîmes, Béziers).
    • 2002- 2003 : déploiement de la maquette dans 17 établissements pilotes ; mise en place de formations ouvertes à tout public.

    3.2 Les méthodes

    La mise en place de NUMA suit une méthodologie de projet innovant avec une forte dimension d’appropriation par les publics concernés, et une phase test assez longue.

    1. Définition d’un projet et conception d’un cédérom de sensibilisation (DMUL)

    2. Sélection de quelques établissements pilotes

    3. Elaboration d’un programme de formation autour du dispositif NUMA :

    2000-2001 : appropriation d’un intranet d’établissement ; formation et accompagnement des collèges et lycées pilotes ; formation de webmaster ; formation des personnes ressources réseau ;

    2002-2003 :

    • au plan académique : intranet d’établissement ; piloter la pédagogie avec le bureau virtuel ; construire une politique de ressources d’établissement ; l’e-learning au service de l’enseignement des langues ; travail coopératif et suivi de la distanciation dans l’enseignement des langues ;
    • dans un des établissements pilotes (lycée Jean Moulin de Béziers) : être acteur dans l’intranet de l’établissement.

    D’autres formations, plus générales, se sont déroulées sur les TICE et la formation ouverte à distance (FOAD), incluant les problématiques des ressources pour le bureau virtuel et l’intranet, dans le cadre du Groupe d’Etude et de Recherche (GER TICE) de l’Académie.

    4. Validation des usages et ajustements techniques, des contenus.

    5. Déploiement dans les établissements intéressés.

    3.3 Les moyens techniques

    Les moyens techniques mobilisés au niveau du rectorat :
    • un serveur de développement et de démonstration pour le montage d’une maquette ;
    • un serveur de FOAD ;
    • le serveur académique pour l’information, la sensibilisation ;
    • une plate-forme intranet : serveur Windows 2002 / IIS 5 / Exchange 2000 / ISA Server.

    Dans les établissements :

    • tous les établissements sont câblés en fibre optique et disposent de serveurs (architecture 3/3 au minimum) ;
    • de nombreuses salles en accès libre surveillé ;
    • des stations de travail disséminées dans l’établissement ;
    • un site intranet visible de l’extérieur ;
    • un bureau virtuel intégrant des outils de communication.

    3.4 Les moyens humains

    Equipe de la mission TICE : cinq personnes

    Dans chaque établissement :

    • un enseignant à mi-temps a été formé pour intégrer, tester et accompagner la mise en œuvre ;
    • implication de l’équipe pédagogique et du chef d’établissement.

    La mise en place de NUMA s’appuie sur les compétences de la mission TICE et les ressources du Rectorat.

    3.5 La communication sur le projet

    Le cédérom DMUL à la base du projet NUMA a été présenté à l’université d’été de la communication à Hourtin et au salon EDUCNET en 2000.

    Le projet NUMA est décrit sur le site internet de l’académie de Montpellier et fait l’objet de présentations à des séminaires, colloques, groupes de réflexion nationaux ou à des journées organisées par les entreprises impliquées dans le projet.

    4- Bilan et perspectives

    4.1 Les éléments de bilan

    Objectifs atteints en juin 2002 :
    • définition et sensibilisation à de nouveaux usages pédagogiques utilisant les TICE à partir de la réalisation et de la diffusion du cédérom DMUL ;
    • expérimentation du dispositif NUMA ("bureau virtuel" et intranet pédagogique) abordé dans le cédérom dans 15 collèges et lycées ;
    • formation au travail autonome, à une politique de ressources, au pilotage de la pédagogie, à la vie citoyenne dans l’établissement, pour les équipes pédagogiques pilotes.

    Objectifs à réaliser jusqu’en 2004 :

    • individualiser les parcours en informatisant les tableaux de bord, les cahiers de texte et les référentiels des élèves (mise en oeuvre complète du bureau virtuel de l’élève) ;
    • travailler avec les collectivités locales sur la construction ou la restructuration des locaux afin de les adapter aux nouveaux modes d’enseignement et aux nouveaux outils ;
    • accroître les efforts pour impliquer les établissements d’enseignement professionnel ;
    • élaborer un cahier des charges pour le développement de nouveaux outils, de nouveaux services utiles à la pédagogie (outils de suivi, d’analyse, d’individualisation, tableaux de bord).

    Le nombre croissant d’établissements pilotes montre l’intérêt porté par les chefs d’établissements au dispositif NUMA.

    Les points forts du projet

    • un projet innovant et fortement mobilisateur,
    • l’aménagement informatique des lycées et collèges, avec plusieurs espaces informatiques en libre-service plutôt qu’une seule salle multimédia, ce qui facilite l’intégration du projet dans l’établissement,
    • l’implication de l’équipe pédagogique et du chef d’établissement,
    • l’affectation d’un poste à mi-temps pour la mise en oeuvre dans l’établissement,
    • une méthodologie de projet qui laisse du temps à l’appropriation et qui comprend une importante action de formation,
    • une souplesse du dispositif : NUMA est adaptable à tous les projets, depuis le grand lycée jusqu’au plus petit des collèges, voire jusqu’à l’école. Chaque établissement peut personnaliser son "bureau virtuel" en établissant une connexion avec ses applications externes : outil de gestion des notes et des bulletins trimestriels, logiciel d’emploi du temps…

    Les points faibles du projet

    • tous les établissements ne sont pas encore câblés,
    • la faiblesse de l’équipement informatique de certains établissements,
    • la difficulté à dégager un mi-temps d’un enseignant dans certains établissements,
    • le problème du "bug" informatique sur le serveur académique pour l’accès à l’espace de démonstration empêche d’avoir une vision concrète des fonctionnalités de NUMA.

    Les perspectives d’évolution La plate-forme actuelle est destinée à évoluer à partir, notamment, de son expérimentation dans les établissements et des résultats des travaux du groupe d’étude et de recherche TICE :

    • création d’un tableau de bord spécifique "langues vivantes" (en cours de développement),
    • mise en place d’un "portfolio électronique" permettant à l’élève de se présenter et de valoriser ses compétences et ses réalisations,
    • mise en place d’un véritable outil de gestion des ressources pédagogiques, intégrant un descripteur de métadonnées (à l’étude),
    • optimisation de l’agenda partagé afin qu’il permette la réservation des ressources matérielles : salles, vidéoprojecteur, matériel informatique nomade…

    4.2 Appréciation du porteur de projet

    Appréciation du projet C’est un projet fédérateur, motivant pour les équipes éducatives des établissements. NUMA correspond à une approche nouvelle, moderne, dynamique de l’enseignement, de l’apprentissage et du pilotage (management), avec une construction commune, évolutive dans un processus de travail coopératif et de mutualisation.

    Conseils aux futurs porteurs de projets

    • Prendre en compte le projet dans sa globalité d’emblée,
    • le soumettre sous forme de maquette à la fois aux personnes impliquées dans le projet et au public ciblé ;
    • donner envie et s’organiser avec méthode pour que le projet soit attendu et arrive au bon moment.

    5- Critères d’évaluation

    5.1 Innovation

    NUMA nécessite une transformation fondamentale des activités faisant apparaître de nouveaux métiers dans le système éducatif (médiateurs, tuteurs distants, producteurs de ressources, administrateurs, …). Par ailleurs, les environnements numériques de travail existent, mais NUMA a été construit à partir d’un cédérom dévoilant de manière pragmatique des pistes d’usages nouveaux. Les établissements d’enseignement s’emparent de ce qui les intéresse. Ils s’approprient NUMA chacun de manière différente et échangent.

    5.2 Impact

    L’impact est avant tout social, psychologique et environnemental. Impact politique ? Une réflexion est engagée au niveau national sur ce sujet.

    5.3 Reproductibilité

    NUMA est clairement reproductible, à condition de mener de front équipement, sensibilisation, formation et accompagnement dans le pilotage et donc d’en avoir les moyens.

    5.4 Pérennité

    Le projet actuel est une "maquette". Il devra être repris par des "professionnels" pour un développement pérenne. La "nouvelle culture" qu’il déploie restera.
    •  
    • Insérer dans votre blog
    • Imprimer l'article
    • rss
    • Créer un document PDF
    • Ajouter au panier
    • Tout déplier
    • geolocaliser
    • Envoyer un message à un ami:
      code
    Nos partenaires
    Haut de page

    OTeN :

    Observatoire des territoires numériques
    1 bis rue de l’Europe
    31130 Balma (Toulouse)
    09 53 56 79 39

    Abonnement à notre lettre électronique :