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Transport, mobilité et continuité des services publics

identifier l’impact des technologies numériques mobiles pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics territoriaux
Etude thématique dans le cadre du projet IRIS; Rédigé par Philippe Mathonnet publié le 28 février 2007 , mise à jour le 28 mars 2008
Thèmes, domaines d’action : Administration et services publics , Aménagement urbanisme habitat transport

1. Introduction

1.1 L’accroissement de la mobilité des individus donne un rôle croissant aux TIC

La mobilité croissante des individus

Les individus sont de plus en plus amenés à se déplacer. Cette augmentation de la mobilité des individus est dictée par plusieurs facteurs1 :

  • La différenciation et la spécialisation accrues des territoires (zones résidentielles, zones industrielles, zones commerciales, zones de loisirs,…)
  • La diversité et l’élargissement des aires de déploiement des activités (zones logistiques à l’extérieur des centres urbains, zones aéroportuaires,…)
  • La dispersion des flux, des parcours, des destinations (mobilité accru des salariés, modes et organisations de la production notamment en flux tendu, …)
  • Le partage des temps libres (fragmentation des temps de loisirs, élargissement du choix des activités de loisirs,..)
  • L’évolution des modes de vie (tendance à individualisme, comportement opportuniste, …).

Les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) jouent une part non négligeable dans l’accroissement de la mobilité des individus. Il peut être mis en évidence une corrélation directe entre l’augmentation des déplacements et l’augmentation des communications. Même si il existe des effets de substitution des TIC au déplacement physique, notamment par le développement des téléactivités, celles-ci génèrent aussi des déplacements, en élargissement la sphère relationnelle des individus, les contacts, les échanges sociaux. Elles suscitent également de nouveaux comportements nomades, en facilitant l’organisation du déplacement et l’optimisation du temps de transport.

Dans ce contexte de nouveau nomadisme, l’accessibilité à des services informationnels liés aux déplacements et aux transports, devient un enjeu important non pas uniquement pour réduire le temps de transport mais aussi pour mieux utiliser le temps de transport comme un temps personnel dédié au travail ou aux loisirs. L’articulation entre la mobilité physique et les services liés à cette mobilité est au cœur du concept de mobilité.

Le paradoxe de la mobilité

Le concept de mobilité implique le déplacement physique d’un individu d’un point A à un point B. Cependant la mobilité change d’échelle avec l’usage des TIC, elle prend une dimension virtuelle. Les TIC permettent d’accéder à de nouveaux espaces numériques. Elles permettent d’offrir les mêmes avantages que la mobilité dans l’espace mais sans la nécessité de se déplacer physiquement. Cette mobilité emprunte de nouvelles formes.

La mobilité est définie comme :

  • L’ensemble des outils mis en place pour faciliter les déplacements au quotidien, que ce soit au domicile comme dans les entreprises.
  • Les outils développés pour permettre à chacun d’accéder à une multitude d’informations via les nouveaux moyens de communication existants (Internet, téléphonie, messagerie électronique…) quel que soit l’endroit où il se trouve.

1.2 Les situations de mobilité génèrent de nouvelles exigence de services publics

Les situations de mobilité des individus génèrent de nouvelles exigences de services associés à cette mobilité. A mesure que les situations de mobilité se diversifient et se complexifient, de nouveaux canaux d’accès à l’information mais aussi de services d’aide au déplacement deviennent nécessaires.
  • L’accessibilité permanente et la disponibilité de l’information en temps réel deviennent cruciales pour améliorer la fluidité des déplacements sur un territoire, réduire les temps de transport ou accroître le confort des individus. Dès lors que les individus utilisent des moyens de transport physique, naissent des besoins d’informations sur les localisations, les proximités, les itinéraires, les temps de parcours, la compatibilité ou la bonne articulation des horaires. La multi modalité et l’inter modalité des transports sous-tendent de nouvelles formes d’agrégation et de mutualisation des données pour répondre aux exigences de mobilité des individus.
  • La continuité des services apparaît aussi comme une demande forte des individus en situation de mobilité. Face à la multiplicité des formes de mobilité, la continuité des services devient primordiale pour l’usager qui se déplace. L’accès à l’information doit être possible quel que soit le choix des modes de transport empruntés lors des déplacements. La convergence des réseaux (fixe-mobile), des terminaux (multi-réseaux), des services et usages (TV mobile, services IP sur mobile, …) favorise cette exigence de continuité des services de mobilité et de portabilité des contenus informationnels sur une diversité de supports de communication.
  • La contextualisation et la personnalisation de l’information s’avèrent de plus en plus indispensables aux individus en déplacement. Les bases de données géographiques associées à des systèmes de localisation et à l’information routière optimisent les déplacements des individus. Les services de navigation ne se réduisent plus uniquement à des informations sur l’itinéraire mais associent de plus en plus des informations contextuelles et personnalisées qui prennent en compte les comportements et les préférences des individus.

Hubert Lafont [1], dans l’introduction du livre Mobilités.net montre bien l’importance du rôle croissant des TIC dans la facilitation des déplacements mais aussi dans l’univers des individus en mobilité. Selon lui," l’immobilité est source réelle d’exclusion de la ville, a contrario, l’accessibilité et la facilité de déplacement deviennent primordiales pour la qualité de la vie urbaine. Tout ce qui vient freiner les déplacements, en allonger le temps ou la peine, les interrompre, gêner la fluidité, (…), ou diminuer leur confort, constitue désormais une atteinte insupportable, (…), à notre liberté". Les applications et les services associés à la mobilité des individus participent à l’intégration sociale des habitants dès lors qu’ils peuvent être facilement accessibles.

1.3 Les nouveaux enjeux pour les collectivités territoriales

L’évolution des TIC risque d’avoir un effet à moyen et long terme sur la structuration et la dynamique des territoires, les modes de vie et de socialisation des citoyens, la localisation et l’organisation des activités et sur les conditions de compétitivité des territoires. Les TIC impactent les choix d’utilisation de tel ou tel mode de transport, que ce soit pour optimiser le temps de déplacement ou accéder à une meilleure qualité de services. Il est donc important de bien comprendre l’impact possible des TIC dans le cadre de développement des territoires numériques et de leurs services associés.

Devant la mobilité croissante des citoyens, l’accessibilité aux biens et services des collectivités territoriales devient un véritable enjeu pour accroître l’attractivité et la compétitivité des territoires. Cela suppose une association de plus en plus étroite entre les acteurs du transport, les producteurs d’information sur le transport (et ses alternatives), et l’offre de services des territoires mais aussi une connaissance plus fine des comportements et besoins des citoyens en situation de mobilité.

Dans le cadre de cette étude, l’OTEN souhaite mieux apprécier l’impact réel des TIC sur l’offre de services publics territoriaux susceptibles d’être apportés à des usagers en situation de mobilité.

2. Objectifs et démarche de l’étude

L’objectif de l’étude est double :
  • Mieux comprendre l’impact et les enjeux des usages numériques mobiles pour les collectivités territoriales notamment en matière d’offre de services publics et de développement durable du territoire.
  • Identifier des clés de compréhension pour améliorer la qualité des services publics territoriaux pour des usagers en situation de mobilité à partir d’une analyse détaillée d’expérimentations et de projets locaux sous la forme de monographie.

2.1 Le périmètre de l’étude et ses principales phases.

Le périmètre de l’étude couvre :

  • les technologies numériques mobiles ;
  • les projets et expérimentations de services publics territoriaux accessibles en situation de mobilité ;
  • les domaines de compétences sectorielles des collectivités territoriales et en priorité celui des Régions à savoir le transport, le tourisme, l’administration publique et le développement économique du territoire.

L’étude comporte trois phases

La première phase de l’étude s’attache :

  • d’une part à décrire les technologies génériques d’information et de communication susceptibles d’être mobilisées par les collectivités territoriales pour améliorer la qualité des services publics dédiés aux habitants en situation de mobilité ;
  • d’autre part à identifier les principales applications et usages possibles des TIC dans les services publics territoriaux.

La deuxième phase consiste à identifier et analyser des projets porteurs et expérimentations pertinentes de services publics (ou privés si besoin) proposés dans un contexte de mobilité et à analyser leurs impacts sur l’amélioration des services publics territoriaux aux habitants.

La troisième phase vise à extraire des clés de compréhension de l’impact des TIC mobiles pour faciliter le développement des services publics territoriaux et améliorer leur qualité et accessibilité aux usagers.

Le périmètre et les différentes phases de l'étude

2.2 La démarche suivie

L’étude repose sur une démarche volontairement pédagogique et concrète. L’idée est que le lecteur en parcourant ce rapport, ait :

  • d’une part, une compréhension rapide et synthétique de l’évolution des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de leurs impacts sur l’accessibilité des services publics en situation de mobilité et ;
  • d’autre part, une représentation la plus juste possible des services publics qui peuvent être potentiellement développés grâce aux TIC, tout en répondant aux nouvelles exigences et attentes des citoyens.

Sur ce principe, l’étude inclut :

  • des fiches synthétiques de 2 à 3 pages sur l’état des lieux et l’évolution récente des principales TIC, permettant d’acquérir une connaissance de base sur les usages et impacts ;
  • des typologies (arborescence) de services de mobilité par technologies d’accès et par domaine d’applications (transport, tourisme, …) qui représentent en un clin d’œil l’ensemble des applications et des services publics qui peuvent potentiellement être développés dans un contexte de mobilité ;
  • des monographies détaillées et diverses sur des projets et expérimentations de services de mobilités lancés par des collectivités locales qui illustrent concrètement l’usage et l’impact des TIC dans le développement de l’offre de services publics ;
  • une synthèse des principaux impacts des TIC sur l’amélioration de l’accessibilité et la qualité des services publics à partir de l’analyse des monographies
  • une liste de recommandations décrivant les pré-requis nécessaires et les erreurs à éviter pour mener à bien un projet, une expérimentation de services de mobilité au sein d’une collectivité territoriale.

Ce document se veut avant tout pédagogique, utile et pratique pour tout représentant de collectivité territoriale, chargé de mission qui s’intéresse à l’amélioration de l’offre de service public et au développement durable du territoire.

3. Etat des lieux de l’évolution des TIC

Cette première partie du document dresse un état des lieux de l’évolution des technologies TIC et des terminaux mobiles existant.

Il présente :

  • d’une part un état des lieux précis de l’évolution des TIC sous la forme de fiches synthétiques ;
  • d’autres part, différentes typologies d’applications et de services accessibles en situation de mobilité dans les différents domaines de compétences dévolues aux Régions à savoir, le transport, le tourisme, l’administration et le développement économique des territoires.

3.1 Panorama des technologies TIC

Dans le cadre de cette sous-partie, la réalisation de l’état des lieux a débouché sur 10 fiches synthétiques, classées en trois catégories qui recensent :

Les technologies d’accès réseau

  • les technologies de communication mobile cellulaire ;
  • les technologies de communication radioélectrique ;
  • les technologies de communication filaire ;
  • les technologies satellite.

Les technologies/protocoles de transport, de diffusion et de présentation des données

  • les technologies Internet ;
  • les technologies de transmission de données audio/vidéo ;
  • les technologies vidéo et d’analyse d’images ;
  • les technologies RFID ;
  • les technologies d’identification et d’authentification.

Les terminaux mobiles

  • l’évolution des terminaux nomades.

Les technologies d’accès réseau

Communication mobile cellulaire (GSM, GPRS, UMTS, HSDPA, …) : Téléphonie mobile et ensemble des moyens permettant l’envoi et la réception de données, la recherche ou la réception automatique d’informations, …

  • Etat technique Les réseaux de communications mobiles 2G (GSM, débit 30 Kbit/s), qui ont connu leur plus fort développement dans les années 90, avec en 2002, l’émergence de plates-formes basées sur le GPRS en Europe et EDGE aux USA (débit de 30 à 100 Kbit/s), sont aujourd’hui accompagnés des réseaux 3G (UMTS, débit de 2 Mbit/s)

Si la 3G représente une mutation importante, car elle apporte des débits de transmission élevés et autorise la mise en place de nouveaux services, elle s’inscrit en Europe de l’Ouest dans la continuité du GSM avec l’interfonctionnement GSM/UMTS et l’utilisation de terminaux bi-modes.

Le HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) propose des débits supérieurs à l’UMTS. C’est une technologie d’accès 3G (protocole) basée sur la couche Internet (IP) qui permet d’atteindre des débits de 10 Mbits/s, contre 2 Mbit/s pour l’UMTS. Comme l’UMTS, cette technologie de télécommunication sans fil a pour but d’offrir des possibilités de téléphonie mobile, associées à de nombreux services multimédias tels que l’internet, la visiophonie, la télévision, le téléchargement de fichiers, la diffusion vidéo en temps réel et à la demande, l’utilisation de jeux vidéos, etc.

En 2006, les réseaux de communication mobiles sont partagés entre une émergence de réseaux 3G (UMTS), des réseaux 2G matures (GSM), et des réseaux 2,5G (GPRS) comblant les manques de la 3G, dans les zones d’habitation de moindre concentration.

  • Evolutions et tendances

La téléphonie cellulaire est l’outil incontournable de la mobilité, avec une prévision IDATE de plus de 49 millions d’abonnés pour fin 2006. Les offres des opérateurs privés vont se voir étoffées en valeur ajoutée grâce notamment à la convergence des services fixe mobile.

Développement de la 3G (2005-2009)

La 3G permet le développement de nouveaux services attractifs tels que le téléchargement de fichiers musicaux et la télévision sur mobile (en mode streaming). Le terminal mobile voit ses fonctionnalités enrichies et la frontière avec les baladeurs musicaux ou vidéo s’estompe de plus en plus.

VoIP mobile, email mobile - HSDPA et HSUPA (2006-2010)

La transition progressive des réseaux mobiles vers le tout-IP s’accompagne d’une migration de la voix du mode circuit vers le mode paquet et l’IP ainsi que d’une substitution progressive des SMS et MMS par les emails. A l’horizon 2006-2007, une proportion significative du parc de terminaux mobiles sera en mesure d’échanger des emails.

  • Services et applications associés actuellement

Les services voix restent le principal service des communications mobiles. La typologie des services de donnés mobiles fait apparaître 14 catégories de services dans le domaine grand public.

  • Messagerie (SMS, MMS, Push-to-talk, Instantanée, …)
  • Visioconférence
  • Transactionnels
  • Information
  • Internet
  • Marketing
  • Multimédia / Vidéo / TV
  • Divertissement (application Java)
  • Commercial (vente et paiement)
  • Communication homme-machine
  • Communication machine-machine
  • Sécurité
  • Bureau mobile
  • Accès à l’information.
  • Impact sur les usages

Les applications voix et messagerie restent l’usage principal des technologies cellulaires. Cependant depuis deux ans avec le déploiement des réseaux 2,5G et 3G, de nombreuses applications utilisant la donnée sont apparues, modifiant les habitudes des utilisateurs. Avec une diminution des coûts des offres 3G, l’usage des services vidéos et à valeur ajoutée, va se démocratiser.

Communication radioélectrique (Wifi, Bluetooth, DSRC, WiMax, …) Permet des transmissions locales hertziennes numériques de très haut débit pour les activités nomades en particulier. : Etat technique Les technologies sans fils de courte portée permettent une communication sans fil dans un secteur géographique limité entre un point d’accès et plusieurs utilisateurs ou entre les utilisateurs mobiles entre eux. Ces technologies peuvent permettre la mobilité de l’utilisateur dans la zone couverte.

  • Technologie courte portée

La technologie Bluetooth, technologie de réseau personnel sans fil (WPAN) permet de relier des appareils entre eux (point à point ou point à multi points) sans liaison filaire via des ondes radios dans la bande des 2.4 GHz. Il existe trois classes d’émetteurs proposant des portées différentes en fonction de leur puissance d’émission.

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Bluetooth

La technologie DSRC (Dedicated Short-Range Communications) est un standard de diffusion d’informations par l’intermédiaire des ondes radar, dans la bande des 5,8 GHz (Europe) et 5,9 GHz (USA). Ce protocole a été conçu pour les communications à moyenne portée sans fil entre un véhicule et un équipement de bord de route.

  • Technologie moyenne portée

La norme IEEE 802.11b, dénommée Wifi b, est un standard international qui permet de créer des réseaux locaux sans fil à haut débit. Le débit de transmission est de 11 Mbit/s utilisant la bande de fréquence de 2,4GHz. La norme Wifi g (802.11 g) quant à elle permet un débit de 54 Mbit/s et utilise la même bande de fréquence que le 802.11 b d’où la compatibilité entre les appareils. Ces deux normes, qui sont les plus couramment utilisées en France permettent des portées d’une centaine de mètres. Les débits proposés sont des débits partagés entre utilisateurs finaux connectés sur une même base Wifi. Ces technologies sont présentes dans la plus part des terminaux d’accès vendus aujourd’hui (ordinateurs fixes, portables, PDA)

  • Technologie longue portée

Le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est une famille de normes, définissant les connexions à haut débit par voix hertzienne point à multi point. Tout comme le Wifi, le WIMAX est composé de plusieurs normes IEEE (802.16 a à g). La zone de couverture et le débit dépendent du standard et de la bande utilisée. (maximum : portée de 50 km et débit de 70Mbit/s) .

En France, la bande de fréquence utilisée est celle autour des 3.5 GHz à travers le standard 802.16d. Les développements tablent sur une exploitation avec un débit réel de 10 Mbit/s pour une zone de couverture de 8 km environ.

  • Evolutions et tendances

Les technologies de la boucle locale radio (BLR) vont se développer dans les espaces publics notamment via le Wifi dans un premier temps et la connexion à des hot-spots. Le Wi-MAX va sans nul doute dans les années à venir, concurrencer les réseaux cellulaires 3G à l’aide de la nouvelle norme 802.16e permettant la mobilité de l’utilisateur entre zones couvertes en Wi-MAX pour des vitesses de déplacements ne dépassant pas les 60 km/h. Des interconnexions seront possibles entre un réseau WiMax et les réseaux cellulaires à travers le protocole UMA intégré dans les futurs terminaux portatifs.

La technologie Bluetooth va rester la technologie permettant un accès facile au bureau mobile. Elle devrait être de plus en plus utilisée pour les interactions homme machine de faibles distances. La technologie DSRC devrait s’étendre dans les applications de télédiagnostic/télémaintenance sur les véhicules de transport routier.

  • Services et applications associés actuellement
  • Wifi
    • Connexion de PC à un réseau local d’accès privé, entreprise, public, … pour échanger des informations ;
    • Accès à Internet via des points d’accès Wifi ouvert dans les lieux publics (gares, aéroports, stations de métro, musées, hôtels, …) ;
    • Accès à des informations spécifiques dans un lieu public ;
    • Connexion haut-débit entre sites publics distants.
  • Bluetooth
    • Connexion entre un véhicule équipé et des équipements mobiles via une interface homme-machine adaptée
    • Application de diagnostic d’un objet, véhicule, … et téléchargement d’information
    • Communication entre un véhicule équipé Bluetooth et un équipement public à l’extérieur d’un véhicule
    • Accès au bureau mobile et utilisation kit main libre
  • DSRC
    • Activation d’applications de sécurité à bord d’un véhicule (sécurité" des conducteurs, alerte personnalisée, …)
    • Communication entre une infrastructure et des véhicules ou entre véhicules (télépéage, véhicule traceur, …)
  • Wi-MAX Le Wi-MAX peut fournir les mêmes applications que le Wifi ainsi que des applications supplémentaires identiques à celles de la communication cellulaire compte tenu de sa capacité de couverture et ses débits de transmission. Actuellement la mobilité est restreinte à la zone de couverture et à une vitesse de déplacement faible.
    • Voix/IP
    • Information
    • Internet
    • Divertissement (application Java)
    • Communication homme-machine et machine-machine
    • Sécurité
  • Impact sur les usages

Ces technologies vont continuer à se développer dans les espaces publics et notamment dans les transports et les lieux d’interconnexion du type gare, aéroport, … L’intégration croissante de ces technologies dans les outils de communication devrait permettre largement d’étendre leurs applications et usages. L’évolution du WI-Max vers une technologie permettant de gérer la mobilité entre zones couvertes (802.16 e) va permettre de rendre cette technologie plus attractive. En aucun déploiement à grande échelle n’a été réalisé sur le territoire français par des opérateurs. Dans le futur, elle pourrait permettre aux collectivités publiques de disposer d’une technologie d’accès de communication proposant des services à un individu en mobilité sur des zones géographiques importantes tout comme le permet aujourd’hui les communications cellulaires.

Communication filaire (Paire cuivrée (DSL), câble, fibres optiques, …) Permet des transmissions numériques à haut débit, l’accès à l’internet et à des services de données et de communication.

Etat technique Les technologies filaires numériques à haut débit sont classées suivant le médium utilisé : paire cuivrée, câble, fibre optique. Dans cette analyse des technologies d’accès filaires, nous nous attacherons aux technologies d’accès.

  • Technologies paire cuivrée : XDSL, …

A la base, la paire cuivrée, a été déployée pour les communications commutées de la voix (RTC). La technologie ADSL (Asymetrical Digital Suscriber Line) utilise la même paire de cuivre que la liaison téléphonique classique, grâce à une segmentation de la bande de fréquence disponible sur la ligne téléphonique, d’où le terme "asymétrique". Un premier canal situé en bas de la bande de fréquence est réservé à la téléphonie (de 0 à 80 kHz). La bande de fréquence centrale est réservée aux données montantes qui sont dirigées de l’abonné vers le central (de 300 à 700 kHz). La bande de fréquence haute est réservée aux données descendantes, dirigées du central vers l’abonné (de 700 kHz à 1.1 MHz). Cette segmentation permet ainsi l’utilisation simultanée de la téléphonie et la réception de donnés et flux vidéo.

L’ADSL permet typiquement entre 1.5 Mbps et 8 Mbps en voie descendante et quelques centaines de kbps en voie montante. Les débits disponibles diminuent en fonction de la distance séparant l’usager du central, et en fonction de la section des fils, pour des raisons d’atténuation du signal. Une liaison de 3 km permet des débits typiques de l’ordre de 6 Mbps, contre 2 Mbps au maximum pour une liaison de 5 km.

L’ADSL2+ utilise les fréquences jusqu’à 2 MHz et peut atteindre dans de bonnes conditions d’atténuation et de perturbation un débit de 22 Mbit/s.

  • Technologies câble

La technologie câble utilise une ligne coaxiale de transmission, utilisée en hautes fréquences, composée d’un câble à deux conducteurs. Les capacités du câble sont bien supérieures à celles offertes par les autres supports de diffusion, mais dépendent fortement de son degré de numérisation.

En effet, la bande de fréquences utilisables sur un réseau câblé est très importante – environ 1 GHz – et permet de transporter une soixantaine de canaux. Chacun de ces canaux permet de diffuser soit une chaîne analogique, soit un multiplex de 6 à 8 programmes numériques en MPEG-2. Cette bande permet également de transporter des données numériques (Internet), et de la voix. Des ressources restent enfin disponibles pour d’autres services susceptibles d’apparaître ultérieurement.

  • Technologies fibres optiques (FTTH, FTTN, …)

On peut dans un premier temps distinguer les solutions FTTN (Fiber To The Node), des options FTTH (Fiber To The Home).

Le FTTN correspond à un déploiement de fibre optique jusqu’à un nœud intermédiaire situé entre le central office de l’opérateur et le terminal de l’utilisateur. La terminaison de la liaison sur les derniers mètres s’appuie ensuite généralement sur l’infrastructure cuivre de la ligne téléphonique et des équipements xDSL, notamment VDSL2. Une telle configuration permet d’offrir des débits élevés, d’autant plus que le nœud est proche du bâtiment utilisateur (jusqu’à 100 Mbps à moins de 300 mètres du nœud de distribution pour le VDSL2. Une variante de l’architecture FTTN consiste à utiliser dans la partie finale une technologie radio.

Le FTTH est une solution de desserte fibre optique de bout en bout entre le central office et le bâtiment de l’utilisateur. Les réseaux FTTH peuvent être déployés selon deux configurations distinctes : en point-à-multipoint (fibres optiques non dédiées aux utilisateurs mais mutualisées en amont d’un nœud intermédiaire) ou en point-à-point (chaque utilisateur se voit dédier une fibre optique de bout en bout). Dans les options point-à-multipoint, on distingue les réseaux passifs, ou PON (pour Passive Optical Network) et les réseaux actifs de type double étoile Ethernet. Les réseaux point-à-point sont généralement basés sur la technologie Ethernet.

Les réseaux PON regroupent plusieurs standards internationaux (APON, BPON, EPON, GPON). Chacun de ces standards présentent des caractéristiques spécifiques, notamment en termes de performances. Ainsi, le GPON, adopté fin 2005, permet d’atteindre des débits de l’ordre de 1.2 à 2.4 Gbps dans le sens descendant, 155 Mbps à 2.4 Gbps dans le sens montant. Il est en outre multi-protocolaire, ce qui signifie qu’il supporte aussi bien l’ATM ou l’IP que l’Ethernet et permet enfin de gérer jusqu’à 64 utilisateurs par arbre (contre 32 pour les autres standards PON). Le EPON quant à lui présente l’avantage d’avoir un débit symétrique (1.25 Gbps).

  • Evolutions et tendances

La technologie ADSL est la technologie d’accès Internet la plus utilisée en France (94% du total des lignes d’accès Internet haut débit). Les offres permettent aujourd’hui des débits élevés mais ne pourront jamais atteindre les débits offerts par le câble ou la fibre optique. Une des grandes réflexions actuelles est le déploiement ou non de la fibre optique jusqu’à l’usager (FTTH). Certaines collectivités ont lancés des projets de déploiements de fibres optiques telles que la communauté de Pau. Des tests sont réalisés à Paris par France Télécom. Toujours à Paris, Cité fibre prévoit un déploiement massif de la fibre optique pour la fin d’année 2006 dans certains arrondissements. Cependant, le câble et la fibre optique dont les coûts de déploiement restent importants ne seront déployés que dans les zones urbaines à fortes densité dans un premier temps. L’ADSL va rester pour les prochaines années à venir, la technologie majeure pour l’accès Internet filaire.

  • Services et applications associés actuellement

Les technologies filaires offrent un accès aux applications Internet et de communication vocales et de données. L’offre de ces technologies et de ces applications est possible grâce à des fournisseurs d’accès (FAI) ou des opérateurs.

Dans un contexte de mobilité, les applications principales sont un accès à internet et de messagerie via des bornes interactives.

Le tableau ci-dessous montre une description générique des services possibles via un opérateur ou un FAI classique.

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Tableau des services possibles
  • Impact sur les usages

La technologie ADSL est la technologie d’accès à l’Internet la plus utilisée par la plus part des foyers français et entreprises françaises. Les technologies filaires permettent un accès à l’Internet quel que soit le contexte : nomade ou sédentaire. Les personnes associent souvent la technologie d’accès à l’Internet lui-même. Un utilisateur en contexte de mobilité ne fera pas de différence entre les technologies d’accès qu’elles soient filaires ou sans fil, d’autant plus que souvent l’ADSL est par exemple couplé à du WiFi.

Satellite (Voix, Internet GPS, Galliléo, ..) Technologie contribuant à des services de navigation, de traçabilité, de localisation de l’usager sans nécessité d’infrastructures au sol. Applications de diffusion de données, de contenus vidéo et audio.

  • Etat technique

La technologie satellite comporte plusieurs familles dont deux principales, permettant des applications en contexte de mobilité :

Satellite de télécommunication : ils permettent la transmission de communications d’un point à l’autre de la Terre (voix + données) à des débits de 500 Kbit/s à 45 Mbit/s. Ils permettent également la diffusion de contenus vidéo et audio.

Satellite de géo localisation : ils permettent de connaître la position d’objets à la surface de la terre et dans les airs. Actuellement, le seul système ouvert à l’usage grand public est celui du GPS.

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Etude de cas GPS
  • Evolutions et tendances Le système Galileo devrait permettre une couverture permanente de tout point de la terre par au moins trois satellites simultanément. En décembre 2005, la phase de "validation en orbite", qui devrait durer 2 à 3 ans, a débuté avec le lancement fin 2005 du premier satellite de la constellation (baptisé Giove-A). afin que le système Galileo conserve ses fréquences attribuées par l’Union Internationale des Télécommunications. Cette phase doit permettre de tester les technologies du système (comme les horloges atomiques des satellites par exemple).

Un second satellite de démonstration, Giove-B, sera lancé au cours de l’année 2006 et deux autres satellites sont programmés d’ici à 2008 pour compléter la phase de test, puisque quatre satellites sont nécessaires pour disposer d’un premier dispositif opérationnel de géo localisation. Les 26 autres satellites constituant la constellation seront quant à eux lancés d’ici à 2009-2010 afin de permettre un lancement commercial du système en 2010-2011. Au total, le système Galileo sera constitué de 27 satellites opérationnels et 3 satellites de réserve.

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Etude de cas Galileo
  • Services et applications associés La géo-localisation est l’application satellitaire clé dans un contexte de mobilité. Les applications GPS (Global Positioning System (USA)) civiles sont :
  • localisation de véhicules roulants, de navires, d’avions
  • géodésie (situation dans l’espace, topologie)
  • Galileo (Europe) ouvrira un large spectre d’applications possibles et largement civiles :
  • m-commerce (payer dans un magasin avec un téléphone mobile)
  • transports (suivi des trains et des bateaux, recherche d’itinéraire, contrôle de vitesse, systèmes de guidage…)
  • services sociaux (aide aux handicapés, aux personnes âgées…)
  • justice et douanes (contrôles frontaliers)
  • travaux publics (Système d’Information Géographique)
  • sauvetage de personnes en détresse ou loisirs (orientation en mer ou en montagne…)

Au total, Galileo offrira une gamme de cinq services : le service ouvert, le service commercial, le service "safety of life", le service de recherche et de sauvetage et le service gouvernemental Dans une approche globale de la technologie satellite (télécommunication + géo localisation), on dénombre des applications :

  • d’information et de proximité
  • de navigation
  • basées sur le repérage des personnes ou des véhicules
  • de gestion de flotte,
  • de télémaintenance et de télédiagnostic
  • de lutte contre le vol de véhicule
  • de géo localisation et de cartographie
  • de messagerie instantanée et Push-to-talk
  • multimédias (TV, vidéo streaming, jeux, …).
  • Impact sur les usages

Depuis quelques années, l’usage du GPS dans l’automobile s’est fortement démocratisé auprès du grand public. La baisse des coûts des terminaux et l’intégration de systèmes de navigation dans les véhicules sont des éléments qui ont contribué au développement de cette technologie. Des services satellitaires à destination des piétons devraient progressivement se développer dans les prochaines années.

L’arrivée de Galileo va sans nul doute permettre d’offrir aux collectivités territoriales de nouvelles possibilités d’applications et de services dans un contexte de mobilité.

Les technologies de transport, de diffusion et de présentation des données

l’Internet (TCP/IP, IPV6, …) : Accès à une multitude de services d’information, de transaction, de messagerie électronique, de vidéos, …

  • Etat technique

L’Internet est un ensemble de réseaux de tailles variées interconnectés entre eux grâce à un protocole de transmission de données par paquet, appelée TCP/IP. La technologie utilisée est dite de commutation par paquets.

L’accès à l’internet est réalisé via des réseaux d’accès. Dans un contexte de mobilité, l’accès s’appuie sur des réseaux mobiles et satellitaires.

La technologie IPV6 est une nouvelle version du mécanisme d’adressage IP. Face notamment à un nombre d’adresses trop faible avec l’IPV4, la transition vers l’IPV6 a commencé en 1995 et permet :

  • 2128 adresses disponibles
  • des mécanismes de configuration et de renumérotation automatique
  • des simplifications dans le routage des données,
  • d’intégrer l’IPsec*, la QoS** et le multicast***.

L’intégration du protocole de mobilité (Mobile IPv6) permet une mise en œuvre facile et optimisée de services liés à la mobilité et assure la continuité de service entre différents réseaux d’accès (ADSL, WLAN, GPRS…) en toute transparence pour l’utilisateur. In fine, la technologie IP permet un accès à l’internet et l’IPV6 facilite cet accès lors de l’utilisation de réseaux mobiles. Aujourd’hui, la plus part des terminaux mobiles (Téléphones, PDA, …) sont compatibles IPV6.

  • IPsec : Un protocole pour le chiffrement et l’authentification au niveau IP (hôte à hôte).
  • * QoS : Quality of Service
  • ** Multicast : Emission d’un paquet IP à destination de plusieurs machines simultanément.
  • Services et applications associés actuellement

Les usages d’Internet pour le grand public sont de trois types :

  • des usages généralisés comme la messagerie et la navigation (recherche d’informations)
  • des usages répandus comme l’achat de biens, le travail professionnel, les démarches administratives et bancaires, le téléchargement de vidéo, de sons, et de photos, la téléphonie.
  • des usages plus marginaux comme la conception de pages personnelles ou le jeu en ligne.
  • les usages professionnels concernent plus particulièrement :
  • les accès Intranet, Extranet, messagerie, bureau mobile, visioconférence,
  • les applications sensibles en temps de transit (Information transactionnelle, 3D, sécurité, …).

Dans le contexte de développement des réseaux mobiles 2,5G et 3G, qui permettent un accès à l’internet, et des réseaux Wi-Fi et Wi-Max, l’usage de l’IPV6 est devenu une réalité. L’IPV6 permet quel que soit le réseau et la technologie d’accès utilisée d’être connectée à l’internet via le même terminal.

L’adressage IPV6 permet les applications suivantes :

  • adaptation du service au contexte d’utilisation
  • communication machine to machine
  • interopérabilité des réseaux d’accès.
  • Impact sur les usages

L’IPV6 est une technologie transparente pour l’utilisateur mais qui permettra aux futurs réseaux à hauts débits de fournir avec sécurité et continuité ses services, notamment de l’Internet. L’impact de cette technologie n’est donc pas direct pour l’utilisateur final.

Transmission audio/données et vidéo (DVB, DAB, FM/RDS, RDS/TMC, …) : Permet la réception d’informations numériques (audio, vidéo, données) en diffusion zonale, en particulier à très haut débit

  • Etat technique

La transmission de flux audio ou vidéo peuvent utiliser des technologies spécifiques adaptées à la mobilité.

La diffusion de la télévision numérique connait depuis deux ans un développement important en France, via la norme de télévision numérique, DVB (Digital Video Broadcasting). La version la plus répondue est le DVB-T ou plus connu sous le nom de TNT, qui permet la diffusion de la télévision numérique par voie hertzienne. Dans un contexte de mobilité, la norme DVB-H (Digital Video Broadcasting – Handheld) est également un système de radiodiffusion hertzienne numérique, mais destiné à une réception sur un terminal mobile. La principale technologie concurrente du DVB-H est le T-DMB, qui est basé sur les mêmes principes que la technologie DAB (Digital Audio Broadcasting).

Les technologies DAB (diffusion de radio numérique) et T-DMB (diffusion de vidéo numérique) ont été développés et standardisé dans le cadre du projet européen Eureka 147 regroupant des diffuseurs, constructeurs, centres de recherches et opérateurs. Ce mode de diffusion est très robuste dans un contexte de mobilité compte tenu de la modulation utilisée (DQPSK) et de la possibilité de recevoir de la radio et de la vidéo numérique sur des terminaux de petites tailles tels que des téléphones mobiles ou des PDA.

La technologie RDS/TMC consiste à diffuser, pendant les programmes en Modulation de Fréquence (FM) utilisant le RDS, des messages d’informations sur le trafic et le tourisme sous forme de données sans interrompre le programme radiophonique et dans la langue choisie par l’usager indépendamment de la langue de diffusion. Cette technologie est une évolution spécifique à l’information trafic. Le RDS/TMC s’appuie sur un processus de codage simple qui implique l’utilisation de bases de données prédéterminées pour fournir les descriptions des messages d’évènement (et les informations sur les localisations) à la fois au fournisseur de services et à tous les abonnés ou clients.

  • Evolutions et tendances

L’implantation de la technologie RDS/TMC dans les autoradios va continuer sa progression en France. Les technologies DAB et DVB vont être de plus en plus utilisés dans les futurs terminaux mobiles, dans un esprit de terminal unique. La convergence des services fixes/mobiles va favoriser le développement d’applications utilisant ces technologies.

Services et applications associés actuellement

  • RDS/TMC
    • Calcul d’itinéraires en tenant compte des informations délivrées en temps réel par les opérateurs de service sur des systèmes de navigation
    • Diffusion d’informations routières et de trafic.
  • DAB
    • Ecoute de la radio sur les terminaux mobiles
    • Diffusion point à multipoint permettant aux opérateurs de services mobiles de fournir des informations génériques aux consommateurs.
    • Diffusion d’alertes et d’informations de sécurité.
  • DVB
    • Diffusion de programmes vidéo et de la télévision sur des terminaux mobiles.
  • Impact sur les usages

L’usage de la technologie RDS/TMC est aujourd’hui fortement répandu pour les individus utilisant les autoroutes françaises. Elle permet d’obtenir des informations de trafic en temps réel.

L’usage de la DVB-H reste limité compte tenu du déficit en terminaux pouvant proposer ces services ainsi que des offres limitées des opérateurs.

Cependant, les technologies DAB et DVB-H vont être de plus en plus intégrées dans les terminaux bi-mode du futur. Aujourd’hui, une dizaine de terminaux mobiles proposent l’utilisation de cette technologie.

Vidéo et analyse d’image : Surveillance, sécurité, détection d’incidents, contrôle d’accès, lecture de plaques minéralogiques, …

  • Etat technique

Les technologies de traitement et d’analyse de l’image incluent dans un premier temps la saisie numérique de l’image : utilisation directe d’un capteur ou la numérisation d’une image déjà existante sur un support analogique. L’image existe alors sous format numérique et peut être compressée. La compression permet de réduire efficacement la taille informatique d’une vidéo avec deux finalités majeures liées entre elles : réduite le taille nécessaire à son stockage et réduire le temps nécessaire à sa transmission sur un réseau de communication.

Les standards MPEG pour le codage et la compression du signal vidéo numérique ont permis le développement de toute une industrie de l’équipement vidéo/audio et de services de divertissements multimédias.

Un autre progrès technologique majeur est celui de la capacité de stockage et de sa miniaturisation avec des mémoires intégrées (RAM, Flash, …)

L’importance de l’image et en particulier de l’image animée n’a cessé de croître. En parallèle, sa numérisation de plus en plus répandue a permis le développement de très nombreuses techniques liées à l’image animée.

  • Services et applications associés actuellement

Dans le domaine de la mobilité, les technologies vidéo sont principalement utilisées dans le domaine de la surveillance et de la sécurité :

    • surveillance des espaces publics, et des lieux propres aux transports : gares, aéroports, lieux d’échange, véhicules (rame, bus, tram, …)
    • surveillance des infrastructures routières avec trois services majeurs :
    • la collecte de données sur le trafic (débit vitesse taux d’occupation), les caméras agissant comme des capteurs à boucle classiques
    • la détection d’incidents associant à la prise d’image une analyse permettant de détecter des objets immobiles ou en situations anormales
    • le contrôle sanction automatisé, associant une prise d’image à la détection d’une infraction

Les technologies vidéo sont également utilisée dans des applications d’aide à la personne ou interactives : détection de mouvements ou de présence

  • panneaux de signalisation interactifs
  • application pour les malentendants, langage des signes : avatars virtuels, communication par
  • reconnaissance des signes, …

Les progrès en matière de compression des images permettent un transport, un traitement et un stockage plus rapides. La baisse des coûts des éléments de stockage et l’augmentation de leur capacité alliée à leur miniaturisation favorisent l’évolution de différentes techniques d’analyse d’images. La détection des formes, de situations anormales, la lecture automatique de caractères est maintenant possible et intégrée dans les applications décrites précédemment.

Grâce à ces progrès, on observe de nouveaux services de télésurveillance dans les lieux publics et de transports tels que les techniques de détection de mouvement et de reconnaissance de mouvements "suspects". Par ailleurs, les applications dans le domaine du véhicule et de l’automobile plus particulièrement sont de plus en plus nombreuses avec des services anticollisions, des services d’aide à la conduite, et de correction de trajectoire.

  • Impact sur les usages

La surveillance vidéo dans les environnements publics est de plus en plus déployée par les collectivités dans un but de surveillance des individus en mobilité. Le développement de ces technologies connait un essor important dans les lieux de transport. Une application visible de tous a été la mise en place de radars automatiques, qui aujourd’hui sont connus de l’ensemble des automobilistes avec un impact sur l’usage de la voiture (réduction des vitesses).

RFID Technologie permettant le tracking d’un objet. Application de tracking et de localisation, information sur l’objet

  • Etat technique

Le RFID (Radio Frequency Identification) est une technologie de capture automatique de données, reposant sur la transmission de "l’identité" d’un objet ou d’une personne sur des ondes radio. On peut parler d’étiquette intelligente ou de solution de substitution au code-barres, qui constitue avec le RFID l’une des technologies d’identification automatique (Auto-ID). La technologie RFID s’appuie sur plusieurs bandes de fréquences. Concernant les RFID passifs, le choix est relativement large avec principalement LF/basse fréquence (125 kHz), HF/haute fréquence (13.56 MHz), UHF (868-954 MHz ; 915 MHz en Amérique du Nord) et micro-ondes (2.45 GHz). Les RFID actifs sont surtout utilisés dans les bandes de fréquences 433 MHz, 2.45 GHz et 5.8 GHz. L’architecture RFID se compose de marqueurs (antennes + puce électronique) et d’un ou plusieurs lecteurs (dispositif actif, émetteur de radio fréquence).

Biométrie

Les technologies d’identification et d’authentification biométriques commencent également à se développer sur les terminaux mobiles. La technologie consiste à intégrer un scanner portable intégré dans les terminaux mobiles. L’identification et l’authentification grâce à la biométrie consistent à vérifier que la personne est bien celle qu’elle prétend être. Les données biométriques de la personne (empreinte digitale, forme de la main, iris, visage, voix, rétine, frappe dynamique, signature dynamique, ADN, thermographie, …) sont généralement encodées dans une carte à puce.

Le principe est le suivant :

  • Capture de l’information à analyser (image ou son).
  • Traitement de l’information et création d’un fichier " signature/gabarit " (éléments caractéristiques de l’image), puis mise en mémoire de ce fichier de référence sur un support (disque dur, carte à puce, code barre).
  • Dans la phase de vérification, l’on procède comme pour la création du fichier " signature/gabarit " de référence, ensuite on compare les deux fichiers pour déterminer leur taux de similitude et prendre la décision qui s’impose.

QR Code

Le QR Code (dérivé de Quick Response Code) est un code barre en 2D créé par l’entreprise japonaise Denso-Wave en 1994. Initialement utilisé dans le suivi des différents composants dans l’industrie automobile et la gestion des stocks des entreprises, le QR code permet de stocker des informations (jusqu’à 7089 caractères). Par l’intermédiaire de la caméra d’un téléphone mobile doté d’un logiciel de lecture de QR, le code-barre est déchiffré. L’insertion de ce logiciel de lecture QR code a conduit au développement de nouvelles applications de ces codes pour les particuliers. Le QR code est très utilisé au Japon notamment sur les cartes de visite, les adresses URL mais aussi les magazines, les affiches publicitaires, les plans de ville,…

  • Evolutions et tendances

La tendance actuelle est une intégration de la technologie RFID dans de nombreux terminaux mobiles. Les solutions biométriques sont encore assez couteuses. L’arrivée des passeports biométrique, par exemple, est une application qui va sans nul doute permettre le développement de cette technologie. Cependant, les technologies biométriques présentent encore un coût élevé dans leur mise en place. La technologie RFID va être de plus en plus associée aux applications machine-machine ou homme-machine. Sa miniaturisation est un atout considérable dans un contexte de mobilité. L’usage des QR codes devraient également dépasser les frontières en facilitant la navigation sur Internet et l’accès à l’information.

  • Services et applications associés actuellement

Les applications envisagées sont donc dépendantes de la technologie RFID choisie pour des considérations de coût (prix de revient du tag par rapport à la valeur de l’objet), de la portée et des contraintes techniques (métal, liquide) intrinsèques à la bande de fréquence. Le RFID est un terme générique regroupant des technologies avec des caractéristiques très différentes impliquant donc des usages très différents.

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RFID

L’intégration du RFID avec les technologies de communication sans-fil peut prendre plusieurs formes. Le RFID se combine efficacement avec du Wifi pour les usages sur site ou avec du cellulaire pour les usages en situation isolée ou mobile. La forme la plus naturelle est celle d’un équipement possédant les capacités de communication Wifi et/ou cellulaire et de lecture RFID. Les applications en découlant peuvent être les suivantes :

  • localisation sur site avec précision,
  • applications sectorielles (lecture codes barres, …),
  • lecture automatique d’informations,
  • identification.

Couplées à des appareils portatifs grands publics du type PDA et téléphones mobiles, les applications RFID autorisent des services adaptés à la personne dans des lieux publics spécifiques (ex : visite d’un musée avec des informations s’affichant sur son terminal mobile suivant les œuvres observées par l’utilisateur, localisation d’enfants lors d’activités de loisir, …)

Les applicatifs biométriques commencent à apparaître :

  • Serrure électronique de coffre, casier, …
  • Cantine d’entreprise, scolaire, …
  • Contrôle de présence dans un lieu
  • Sécurisation des accès aux écoles, contrôle de l’utilisation des services périscolaires, …
  • Système de vote électronique par reconnaissance biométrique,
  • Titres d’identités
  • Sécurisation des règlements des services sociaux
  • Impact sur les usages

L’identification et l’authentification d’objets ou de personnes sont des outils aux applications larges dans un contexte de mobilité et indispensables pour l’intégrité et l’authenticité des données échangées.

Identification et authentification électronique, signature électronique, …  : Technologie permettant l’identification/l’authentification à distance d’une personne. Application de sécurisation des données. Application de paiement à distance,…

  • Etat technique

Des moyens d’identification et d’authentification électroniques existent, basés sur la cryptographie et la signature électronique. Le moyen d’authentification peut être dit faible (mot de passe, …) ou fort (clés publiques/privées, certificats, …). Les opérations d’authentification forte s’appuient sur des clés de chiffrement qui peuvent être symétriques ou asymétriques : Dans le premier cas, la même clé sert à chiffrer et à déchiffrer les données d’authentification ; dans le second cas, deux clés différentes sont utilisées : la clé publique sert au chiffrement et la clé privée, est utilisée pour le déchiffrement des algorithmes de cryptage.

  • Evolutions et tendances

Les techniques de chiffrement utilisent des algorithmes de plus en plus fiables. L’authentification électronique est un élément de sécurisation des donnés primordial notamment dans les applications de paiement électronique ou de communications de données personnelles et confidentielles. Cette technologie peut s’avérer intéressante pour l’accès à des services d’administration en ligne.

  • Services et applications associés actuellement

L’utilisation des techniques d’authentifications numériques sont principalement utilisées dans les applications de :

  • paiement électronique
  • transmission de données administratives, personnelles ou confidentielles (Impôts, médical, social, …)
  • transmission des communications mobiles sans fil (cellulaires, radioélectriques, …)
  • messagerie
  • Internet
  • Impact sur les usages

L’authentification et la cryptographie sont couramment utilisées sur les services en lignes afin de garantir à la fois l’intégrité des données mais également leur sécurisation vis-à-vis de tiers. En effet, les applications les plus répondues sont les applications bancaires et de paiement en ligne qui demandent un niveau très important de sécurisation. Pour les administrations, il peut être également crucial de posséder des systèmes de cryptographie forts afin de garantir l’intégrité des données concernant un administré, un citoyen, …

Les terminaux mobiles

Evolution des terminaux mobiles : Ensemble des terminaux permettant la diffusion d’information, de son, de vidéo, de services, et permettant de communiquer dans un contexte de mobilité

  • Etat technique

Les terminaux mobiles sont de plus en plus nombreux et peuvent utiliser une ou plusieurs technologies (cellulaire, Wi-fi, Bluetooth, satellite, DAB, …). L’analyse technique des terminaux fait apparaitre 7 catégories de terminaux mobiles :

  • Console de jeux vidéo
  • Lecteur audio
  • Lecteur vidéo
  • Téléphone mobile
  • TV mobile
  • PDA/smartphone
  • Systèmes de navigation

La tendance actuelle du marché semble être la convergence des terminaux mobiles dans leur utilisation. Il n’est pas rare, par exemple, de trouver un téléphone mobile, permettant la lecture audio et vidéo.

  • Focus sur les terminaux mobiles et la voix/IP
    • Téléphones Wi-Fi : outre les routeurs et les bornes Wi-Fi, qui connaissent des évolutions constantes en fonction de l’état de la standardisation, ce sont principalement les terminaux compatibles avec la technologie Wi-Fi qui semblent être la priorité de la plupart des grands équipementiers internationaux. Ainsi, les téléphones adaptés se multiplient depuis quelques mois. La principale difficulté réside dans l’importante consommation électrique des puces Wi-Fi, qui limite l’autonomie des combinés.
    • Téléphones bi-mode cellulaire-Wi-Fi : plusieurs équipementiers mobiles ont intégré le Wi-Fi dans des terminaux cellulaires. NEC, Motorola, Nokia figurent parmi les premiers à proposer ce type de combinés. Kyocera Wireless et Boingo travaillent sur des combinés bi-mode 3G/Wi-Fi.
    • PDA communicants ou communicateurs personnels : certains terminaux Blackberry supportent la voix sur IP sur réseaux Wi-Fi. Si le système d’exploitation du téléphone mobile est compatible, intégration par l’utilisateur de logiciels de VoIP pour combinés mobiles : exemple, Skype for Pocket PC.
    • Intégration par le fabricant de terminal mobile d’un logiciel de VoIP : Motorola a signé un accord avec Skype en ce sens.
  • Services et applications associés actuellement

Le tableau suivant permet de dresser un panorama des applications possibles en fonction du terminal mobile utilisé.

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Panorama des applications possibles sur terminal mobile

Une autre application transversale possible est la navigation sur Internet avec l’ensemble de ses possibilités : recherche d’information, transactions, …

  • Impact sur les usages

L’usage des terminaux mobiles permet à l’utilisateur l’accessibilité à des services et des applications quel que soit sa situation géographique ou son contexte de mobilité. La convergence des applications, la miniaturisation des terminaux, et l’augmentation de l’autonomie de ces appareils font que le terminal mobile est de plus en plus présent dans le quotidien des individus et modifient les comportements et les habitudes en situation de déplacement.

3.2 Typologies

Cette deuxième sous-partie présente les typologies d’applications et de services grand public qui sont accessibles ou potentiellement accessibles à des individus à partir d’outils nomades compte tenu de l’évolution récente des TIC. Deux types de typologies sont présentées : dans un premier temps, des typologies liées aux technologies d’accès (Cellulaires, filaires, satellites, …) et dans un second temps, des typologies liées au secteur d’application. (E-tourisme, E-administration, E-transport, …). Les typologies notamment liées aux technologies d’accès se veulent, le plus exhaustive possible, en conséquence, les applications et les services mentionnés peuvent parfois sortir de la stricte définition de services publics.

Le tableau ci-dessous décrit les technologies d’accès adaptées pour développer des services grand public dans les principaux domaines de compétence qui sont dévolues aux collectivités territoriales et notamment aux Régions à savoir, le tourisme, l’administration en ligne, la formation, le transport et les activités culturelles. L’objectif de ce tableau est de mettre en évidence le lien entre les typologies sectorielles, les applications qui peuvent être utilisées et les technologies nécessaires pour leur mise en œuvre. Les croix indiquent le niveau d’intérêt des différentes technologies d’accès dans le cadre de services publics territoriaux accessibles à des usagers en situation de mobilité.

Tableau 1 : Synthèse des applications accessibles en situation de

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Synthèse des applications accessibles en situation de mobilité

3.2.1 Approche des services par technologie d’accès

Les technologies mobiles et radio sans fil

Figure 2 : Typologie des services par technologies mobile et radio sans fil (1)

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Typologie des services par technologies mobile et radio sans fil

Figure 3 : Typologie des services par technologies mobile et radio sans fil (2)

Les technologies filaires et Internet

Figure 4 : Typologie des services par technologies filaire et internet

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Typologie des services par technologies mobile et radio sans fil (2)

Les technologies satellite

Figure 5 : Typologies des services par technologie satellitaire

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Typologie des services par technologies filaire et internet

Approche des services par application sectorielle

E-Tourisme

Figure 6 : Typologies des services E-tourisme

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Typologies des services E-tourisme

E-administration

Figure 7 : Typologies des services E-administration

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Typologies des services E-administration

E-formation

Figure 8 : Typologies des services E-formation

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Typologies des services E-formation

E-culture

Figure 9 : Typologies des services E-culture

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E-transport (Transport intelligent)

Figure 10 : Typologies des services E-transport (1)

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Typologies des services E-transport (1)

E-transport (Transport intelligent) :

Figure 11 : Typologies des services E-transport (2)

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Typologies des services E-transport (2)

4. Description et analyse des principaux projets et expérimentations de services de mobilité

Cette partie décrit sous la forme de monographies détaillées, 10 projets et expérimentations de services de mobilité lancées par des collectivités territoriales et des acteurs privés aux cours des dernières années. Elle analyse les principaux impacts des technologies numériques mobiles dans l’accessibilité des services publics et le développement durable des territoires numériques.

4.1 Identification et choix des monographies

L’identification des projets et des expérimentations a reposé sur la lecture de différentes sources d’information, à savoir des revues commerciales publiées par des opérateurs télécoms, des brochures touristiques éditées par des collectivités territoriales, d’articles divers sur des sites Web d’organismes publics, et de notes mises à la disposition de l’IDATE par l’OTEN.

Le choix des projets et expérimentations s’appuie sur un certain nombre de critères de base. Les projets et expérimentations doivent proposer un service public accessible en situation de mobilité et concernés au moins un des 5 domaines de compétences dévolues aux Régions et retenus dans le cadre de l’étude à savoir, le domaine du transport, du tourisme, de l’administration, de la formation et de la culture et patrimoine. Ces projets et expérimentations devaient dans la mesure du possible utiliser différentes types de technologies d’accès réseau. L’ensemble de ces critères pouvant être croisés dans la sélection des expérimentations et projets de services de mobilité.

Compte tenu de la disponibilité de l’information et de l’application des différents critères, 10 projets et expérimentations ont fait l’objet d’une monographie détaillée. Le choix des projets et expérimentations de services publics n’a pas vocation à être exhaustif, ni ne repose sur une démarche scientifique. Les projets et expérimentations décrits sont une illustration de services publics qui peuvent être développés par des acteurs publics. Ces exemples de services de mobilité donnent un éclairage, une illustration concrète des possibilités que peuvent offrir les technologies numériques mobiles en matière de services publics.

Chaque monographie repose sur la collecte d’information comme précisé ci-dessus et l’interview au moins d’un des responsables du projet ou de l’expérimentation. Le responsable de projet ou son associé a validé le compte-rendu des entretiens réalisés.

4.2 Description des initiatives et projets de services de mobilité

4.3 Analyse des monographies

L’analyse détaillée des 10 monographies, portant sur des projets et expérimentations de services de mobilité, fait ressortir un certain nombre d’observations et de recommandations.

4.3.1 Principaux constats à partir des monographies

Peu de déploiement de services publics accessibles en situation de mobilité

A l’issue de la recherche bibliographique relativement exhaustive menée au cours de cette étude, les initiatives et expériences de services de mobilité lancées et déployées en France par les collectivités territoriales apparaissent somme toute, peu nombreuses.

Beaucoup de projets identifiés et analysés dans les monographies sont encore au stade de tests ou d’expérimentations (cf. tableau 13). Quelques projets ont fait l’objet d’un déploiement commercial récent (cf. monographies sur OùRA, Mobitrans, Texto-Mairie et Carte de Vie Quotidienne du Val d’Oise). Il est vrai que les expérimentations de services de mobilité durent parfois plusieurs années avant leur exploitation commerciale. A titre indicatif, le projet Mobivisit a déjà fait l’objet de tests en 2003 par l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris, à l’Espace Tourisme du Carrousel du Louvre. En novembre 2004, le service était accessible depuis le portail Orange et proposait le téléchargement de fichiers2. Les avancées dans les technologiques mobiles apportent de nouvelles fonctionnalités aux terminaux et améliorent l’ergonomie des services de mobilité mais les usages peinent à décoller faute d’une diffusion large de terminaux 3G parmi la population et de campagnes de promotion adaptée (cf. monographies).

L’usage du téléphone mobile connecté à Internet : principal outil d’accès au service de mobilité

Une autre observation est que les services de mobilité analysés à partir des monographies utilisent divers réseaux de communication mobile (cellulaires, hertzien, satellitaire) mais ce sont principalement les réseaux de communication cellulaires en complémentarité des technologies internet (cf. tableau 13) qui supportent la majorité des services de mobilité. Le téléphone portable connecté à Internet demeure l’outil central pour accéder aux services publics en situation de mobilité. A noter que certains services de mobilité utilisent le réseau Wi-Fi avec des fonctions de géo-localisation ("Du virtuel au Naturel", GVN), pour le téléchargement de fichiers à partir de bornes multimédia. Le projet VIATIC qui expérimente un service d’information voyageurs est intéressant car il mobilise plusieurs types de réseaux de communication pour développer un service de mobilité : fixe (ADSL) pour la connexion internet sur PC, hertzien avec le Wi-Fi pour l’accès aux bornes multimédia en station et satellitaire pour la consultation du service pendant le temps de transport en TER.

Les services de mobilité sont majoritairement des services d’information associant souvent des fonctions de géolocalisation

Les services publics identifiés dans les monographies et accessibles par terminaux mobiles concernent essentiellement des services d’information associant parfois une composante de géo-localisation (informations contextualisées). Certains services de mobilité font appel à des applications d’identification et d’authentification pour des applications essentiellement dans le domaine des transports et de l’administration en ligne (cf. tableau 13). Malgré l’intérêt apparent des usagers pour des services de paiement en ligne, peu de solutions de paiement sur mobile sont proposées dans le cadre des projets et expérimentations analysées.

Les porteurs de projets sont principalement des acteurs publics souvent associés à des partenaires privés

Sur la base des monographies, les porteurs de projets sont majoritairement des collectivités territoriales (Conseil Régional, Conseil Général, Communauté de Communes, Commune) et des établissements publics (INRETS, Etablissement Public du musée et domaine de Versailles, Parc naturel régional du Haut Jura) (cf. tableau 14). D’autres établissements à caractère public (Office de tourisme, Transdev, filiale de la CDC) financent des initiatives de services de mobilité. Seuls deux projets sont portés par une association (Spatio Guide) et une entreprise privée (WapEduc), cette dernière ayant précédemment un statut d’association. Dans la majorité des cas, les acteurs publics s’associent avec des partenaires privés.

Des budgets très élevés dans le domaine du transport

Le montant des budgets alloués aux différents projets de services de mobilité varie énormément. Les budgets indiqués dans les monographies s’élèvent à quelques centaines d’euros pour le service Texto-Mairie de la municipalité de Feyzin à plus de 50 millions d’euros pour la carte multimodale OùRA développée par le Conseil Régional Rhône-Alpes (cf. tableau 14). Les budgets les plus importants concernent les services de transport, d’administration (développement d’une plate-forme en ligne) et de tourisme.

L’origine des projets de services de mobilité

Trois grandes raisons sont globalement avancées par les acteurs publics pour expliquer l’origine ou le lancement d’un service de mobilité, dans les cinq domaines de compétences retenus dans l’étude. Elles visent à favoriser un développement durable d’un territoire ("Naturel au Virtuel", Mobivisit dans la Vallée de Clisson), à accroître l’attractivité des transports collectifs (VIATIC, Mobitrans, OùRA), et à offrir une plus grande équité d’accès des services publics aux citoyens (Carte de Vie Quotidienne, Grand Versailles Numérique, Spatio Guide, Texto-Mairie, WapEduc).

Les principaux freins au développement et à l’usage des services de mobilité.

Un certain nombre de freins au déploiement plus large et à l’usage des services de mobilité ressortent de l’analyse des monographies.

Le premier frein est technique : à titre d’illustration, le projet de carte multimodale OùRA a mis en évidence l’absence de normes, de standards communs entre les équipementiers dès lors qu’il est nécessaire d’intégrer et d’interfacer différents équipements et systèmes de billettique et de tarification dans le transport collectif. Dans le projet Mobivisit il est apparu des incompatibilités techniques fréquentes entre les terminaux mobiles 3G rendant le service par moment peu fiable. Autre constat, l’absence de solutions techniques d’authentification simples et peu onéreuses freinent le déploiement de certains services de mobilité qui nécessitent ces fonctionnalités pour accéder à des informations personnelles confidentielles ou réaliser des paiements mobiles en ligne. Les solutions existantes sur le marché demeurent encore trop complexes et/ou trop onéreuses pour des petites communes comme dans le cas de la carte de vie quotidienne dans le Val d’Oise.

Le deuxième frein est économique : du côté des porteurs de projets, le déploiement et la pérennité des projets dépendent souvent de la disponibilité des budgets des collectivités locales et des établissements publics. A titre d’illustration, des projets comme "Du Naturel au Virtuel", Mobivisit ou Grand Versailles Numérique occasionnent à leur échelle respective, des dépenses non négligeables pour adapter et rendre compatibles les contenus multimédias aux différents écrans des terminaux mobiles ou dans le domaine du transport pour mettre à jour les bases de données en temps réel, (Mobitrans, OùRA !). Outre le coût des développements techniques, le coût des actions d’accompagnement et de communication auprès du grand public demeurent insuffisamment pris en compte dans l’élaboration des budgets de projets. Beaucoup de projets ou expérimentations ont souffert du nombre insuffisant voire de l’absence d’actions de communication vers le grand public mais aussi d’actions de communication interne destinées à sensibiliser et à mobiliser le personnel sur la promotion des services de mobilité (Du Naturel au Virtuel, Mobivisit, Mobitrans).

Du côté des usagers, le taux d’équipement en terminaux mobiles haut débit des foyers français est encore très bas. En octobre 2006, selon les estimations de l’IDATE, il y avait 4,5 millions d’abonnées GPRS/EDGE/UMTS et qui avaient donc avec des services de communication mobile haut débit. De plus, le prix des communications mobiles est encore perçu comme élevé par les usagers qui restent méfiants sur les services facturés par les opérateurs télécoms. C’est un frein évoqué par certains responsables de services de mobilité (Mobivisit, Mobitrans).

Le troisième frein est culturel : Le grand public a souvent pas connaissance de l’existence de ces services de mobilité et/ou se sent peu familiariser à l’usage de ces nouveaux services (WapEduc, Grand Versailles Numérique). Le manque de mesures d’accompagnement des usagers mais aussi de formation du personnel administratif qui gèrent ces services public, freine le développement et le déploiement des services de mobilité.

Ces observations reposent sur quelques exemples de services de mobilité déployés très récemment par des acteurs majoritairement publics. Elles constituent une illustration, certes partielle, de l’état de développement des services de mobilité à un moment donné mais elles donnent une indication intéressante du niveau de maturité des services publics accessibles en situation de mobilité.

Tableau 2 : Synthèse des principales caractéristiques des projets et expérimentations (1)

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Synthèse des principales caractéristiques des projets et expérimentations (1)

Tableau 3 : Synthèse des principales caractéristiques des projets et expérimentations (2)

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Synthèse des principales caractéristiques des projets et expérimentations (2)

4.3.2 Principaux impacts des technologies numériques mobiles sur les services publics

L’analyse des monographies montre que les technologies numériques mobiles ont un impact important sur l’amélioration de l’accessibilité et la qualité des services publics mais aussi sur le développement durable du territoire.

Les 7 principaux impacts observés

Augmentation de la qualité des services publics : La qualité des services publics est sensiblement améliorée par l’emploi des technologies numériques mobiles. Cette amélioration de la qualité des services publics se traduit :

  • dans le domaine du transport, par une mise à jour plus fréquente et en temps réel des informations de transport (horaires, état du trafic des bus et tramways) à l’image des services Mobitrans, OùRA ! ou VIATIC,
  • dans le domaine du tourisme, par l’adaptation des contenus et l’adoption de formats multimédia (texte, photos, extraits vidéo). Les informations sont généralement plus complètes, plus fréquemment mises à jour par rapport à des brochures papier éditées une fois l’an par les Offices de Tourisme (cf. "Du Naturel au Virtuel", Mobivisit) ou
  • dans le domaine de l’administration publique par des données personnelles plus facilement accessibles via des terminaux mobiles et des bornes multimédia (Carte de Vie quotidienne du Val d’Oise). L’apport des technologies mobiles haut débit améliore le confort et l’ergonomie d’accès des services publics mais aussi leur qualité lorsqu’ils sont enrichis avec l’aide d’images virtuelles en 3D et de commentaires audio comme dans le projet Grand Versailles Numérique.

Amélioration de l’accessibilité des services publics

L’impact des technologies mobiles portent aussi sur l’amélioration de l’accessibilité des services publics. La notion d’accessibilité revêt différentes dimensions car l’accès peut se concevoir via une présence physique, virtuelle ou même combiné les deux dimensions.

Les technologies mobiles améliorent l’accessibilité aux services publics en facilitant le déplacement notamment des personnes à mobilité réduite à l’exemple du service Spatio Guide. Auparavant les personnes malvoyantes devaient se faire accompagner pour accéder à certains services publics. L’usage d’un téléphone connecté à Internet et dotés d’un système de géo-localisation donne plus d’autonomie à ces personnes pour accéder physiquement aux bâtiments et services publics.

Les technologies rendent l’accès et l’usage des services publics plus aisés en particulier pour les personnes qui sont physiquement éloignées des centres urbains, qui résident dans des zones rurales et/ou des zones mal desservies (Mobitrans, WapEduc). Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le service Mobitrans est particulièrement apprécié dans les zones mal desservies par les transports urbains. Dans ces zones caractérisées par des fréquences de passages de bus peu importantes, le simple fait d’accéder à distance à des services d’information en temps réel sur les horaires et l’état du trafic des bus, permet aux usagers de mieux optimiser leur temps libre et d’éviter de longues attentes aux arrêts. De manière générale, les technologies numériques mobiles assurent une plus grande équité d’accès aux services publics dés lors que les usagers sont équipés d’un téléphone portable connecté à Internet ou peuvent louer des terminaux mobiles.

Cette augmentation de l’accessibilité se vérifie particulièrement dans le cadre de la visite virtuelle du Château de Versailles. Outre la possibilité de visiter physiquement le Château de Versailles avec des terminaux mobiles (PDA, iPod) qui jouent le rôle de guide audio/vidéo, les technologies permettent aussi de déambuler virtuellement dans les différentes pièces du Château de Versailles et même de visiter des lieux physiquement non accessibles, fragiles ou dangereux.

Tableau 4 : Principaux impacts des technologies numériques mobiles sur les services publics

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Principaux impacts des technologies numériques mobiles sur les services publics

Amélioration de l’attractivité des services publics

L’usage des technologies numériques mobiles rend les services publics plus attractifs. Les technologies participent à l’amélioration de l’attractivité des services publics grâce à une plus grande simplicité d’usage du service. Dans le cas de la carte multimodale OùRA !, l’usager dispose du même titre de transport, quel que soit le mode de transport emprunté (bus, tramway, TER). Le fait de rendre les services de transport collectif plus attractifs est un des moyens efficaces pour inciter les citoyens à modifier leurs modes de déplacement notamment par la substitution du véhicule personnel au profit des transports collectifs. Cela devient un enjeu majeur pour les collectivités locales qui souhaitent réduire la pollution dans les villes, rendre plus fluide les déplacements urbains et préserver l’environnement. Les technologies mobiles accroissent aussi l’attractivité des services publics de transport collectif en diminuant les temps d’attente aux arrêts et en rendant utile les temps de déplacement, généralement vécus par les usagers comme des temps morts. L’expérimentation des services VIATIC participe à cet objectif de répondre de manière logique à l’ensemble des besoins informationnels des usagers en situation de déplacement en proposant une information multimodale et des informations et services d’agrément à bord des TER. Le service WapEduc peut parfaitement s’intégrer à l’offre de services de VIATIC à partir du moment où un collégien souhaite réviser ses cours dans le TER.

Amélioration de la vie quotidienne des citoyens

La vie quotidienne des citoyens est grandement facilitée dès lors que les technologies numériques mobiles permettent d’assurer une meilleure continuité des services publics dans l’espace et dans le temps. En effet, l’usager peut à partir de bases de données interopérables accéder à des services publics d’information quel que soit l’endroit ou le moment. Cet accès à distance évite souvent aux usagers des déplacements longs et inutiles. La possibilité offerte par les technologies d’accéder 24h/24, 7/7jours aux services publics donne plus d’autonomie à l’usager et une meilleure continuité du service public notamment dans les transports.

Amélioration de l’organisation et de l’efficacité des services publics

Les technologies numériques mobiles participent à l’amélioration de l’organisation et de l’efficacité des services publics. Le service Texto-Mairie, outre la fonction d’envoyer des informations municipales en temps réel aux citoyens par SMS, permet à la commune de Feyzin d’informer très rapidement les agents municipaux de tout changement de programmes de travail mais aussi d’apporter plus de flexibilité dans la gestion des opérations de voirie.

Cette recherche d’efficacité dans les organisations est d’autant plus présente que les porteurs du projet cherchent à mutualiser les ressources disponibles. Dans le domaine des systèmes d’information comme ailleurs, les collectivités locales sont confrontées à des problématiques financières évidentes. La mise en œuvre d’une démarche de mutualisation à l’image de la plate-forme d’administration du Val d’Oise (Carte de Vie Quotidienne) permet d’optimiser l’usage des ressources techniques et de développer des compétences internes. Ces compétences bénéficient aux partenaires, les petites communes, qui ne pourraient sans cette démarche de mutualisation des ressources, payer les développements techniques et assurer la maintenance des systèmes d’information.

Plus généralement la mutualisation des moyens techniques et des contenus des services publics favorisent le partage des bonnes pratiques et la duplication des innovations entre partenaires comme dans le cadre de l’expérimentation du Grand Versailles Numérique.

Les projets de services de mobilité induisent la nécessité d’une plus grande flexibilité, réactivité des individus et des organisations pour répondre aux exigences nouvelles des usagers. La disponibilité et l’accès 24/24, 7j/7 des services d’information, l’augmentation de la fréquence de mises à jour des bases de données, la nécessité d’intervenir rapide pour solutionner les problèmes techniques, exigent une évolution des organisations administratives. L’introduction et le développement des services de mobilité conduisent à améliorer les process de production des services publics et à valoriser les compétences internes. Cette conduite du changement ne peut s’appuyer que sur des stratégies gagnant-gagnants pour les partenaires et acteurs impliqués dans les projets de services.

Amélioration de l’activité économique locale

La mise en place de services de mobilité par les collectivités territoriales et les établissements publics a un impact direct sur le développement économique local. La mise en place des sites Web accessibles via un téléphone mobile contribue à augmenter la visibilité des services mais aussi la fréquentation des lieux touristiques. Les services de mobilité, outre le fait de valoriser le patrimoine local et de donner une image dynamique du territoire, sont un moyen de développer l’activité économique locale. A cet égard les projets "Du Naturel au Virtuel", Spatio Guide et Mobivisit illustrent bien la volonté des porteurs du projet d’associer l’ensemble des acteurs locaux (hôteliers, restaurateurs, artisans,…) autour de leur guide touristique mobile, pour offrir une large palette de services de proximité et ainsi impacter positivement sur l’activité économique locale et les emplois.

Dans le projet du Grand Versailles Numérique, le développement de services payants connexes à la visite du Château de Versailles est fortement envisagé. Les terminaux multimédia qui servent de guide audio/vidéo pour le visiteur, constituent une fois connecté à Internet ou à des bornes multimédia, d’excellents supports pour développer la vente en ligne de produits dérivés (DVD, livres, posters, tickets de concerts,.. ).

Impacts sur le développement durable du territoire

Les services publics accessibles en situation de mobilité favorisent le développement durable des territoires en créant et en maintenant des activités économiques et des emplois mais aussi en préservant l’environnement. Les porteurs du projet "Du Naturel au Virtuel" ont fait le choix de solutions technologiques pour valoriser le patrimoine local mais aussi pour mieux respecter l’environnement et le milieu naturel. L’information diffusée dans un contexte de mobilité via des terminaux mobiles multimédia évite le recours à d’encombrantes brochures publicitaires, la multiplication des signalisations routières et la profusion de multiples dépliants. Le projet jurassien s’inscrit dans une démarche et perspective de développement durable en mobilisant l’ensemble des partenaires économiques locaux et en respectant l’environnement. Le lancement des services de mobilité conduisent souvent les acteurs locaux à développer une logique marketing touristique qui permet d’améliorer la pertinence des actions et des services sur les territoires.

L’approche empirique de l’étude montre que les services publics utilisant des technologies numériques mobiles commencent à émerger. Les services d’information associant des applications de géolocalisation devraient très rapidement se développer dans les services publics. Cependant le potentiel de développement de services de mobilité est loin d’être pleinement exploitée par les acteurs territoriaux. Les technologies de communications mobiles jouent et joueront à l’avenir un rôle croissant dans l’amélioration de l’accès et la continuité des services publics mais aussi dans le développement durable des territoires.

4.3.3 Principales recommandations

Il ressort de l’analyse des expérimentations et projets de services de mobilité présentés sous la forme de monographies, un certain nombre de recommandations pour les acteurs publics et privés :

Technique

  • Inciter le gouvernement et les acteurs du secteur privé à développer des solutions d’authentification et de paiement sur mobile, simples et peu onéreuses pour favoriser le développement de services de mobilité accessibles au public.
  • Elaborer des préconisations pour instaurer des standards et normes communes adaptés aux systèmes de billetterie et de tarification des services de transports collectifs.

Organisation

  • Mieux former le personnel des collectivités territoriales à la conduite de projets ;
  • Inciter plus largement les collectivités territoriales à mutualiser leurs ressources disponibles pour déployer plus largement l’offre de services publics et partager les bonnes pratiques ;
  • Mieux prendre en compte les coûts liés à l’implémentation des services de mobilité dans les budgets des projets ;
  • Réfléchir à de nouveaux modes de partenariat, de parrainage pour financer, exploiter et pérenniser le déploiement les services de mobilité ;
  • Encourager les porteurs de projets et les décideurs politiques à mener systématiquement des enquêtes de terrain pour mieux évaluer les besoins des citoyens en matière de services de mobilité, avant de lancer des projets parfois longs et coûteux ;
  • Etablir des coopérations et des synergies plus étroites entre les initiatives à caractère nationale qui émanent de Ministères, d’établissements publics, de fédérations professionnelles et les initiatives à l’échelon régional dans le développement et le déploiement de services publics accessibles en situation de mobilité ;
  • Concevoir le lancement des services de mobilité comme un moyen d’améliorer l’organisation et l’efficience des services publics ;
  • Envisager le développement des services de mobilité dans une démarche de conduite du changement des organisations ;
  • Mieux assurer le développement durable des territoires en élaborant une offre de services de mobilité qui associe plus largement le tissu économique local (services de proximité, artisanat local,…) et qui respecte mieux l’environnement et le milieu naturel.

Communication et dissémination

  • Accroître la visibilité des services de mobilité par des actions de communication mieux ciblées en direction du grand public ;
  • Développer des actions de formation auprès des prescripteurs des services de mobilité pour mieux accompagner l’usager final ;
  • Engager des actions de communication interne auprès des prescripteurs des services de mobilité du projet sur les enjeux des services de mobilité et sur la façon de présenter l’offre de services de mobilité au grand public ;
  • Accompagner les citoyens dans l’usage des services de mobilité en priorité vers les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, les chômeurs et les publics défavorisés ;
  • Promouvoir et disséminer plus largement les cas de bonnes pratiques en matière de conduite de projets et de développement de services de mobilité.

Sensibiliser les élus et les décideurs politiques à l’usage des technologies numériques mobiles et à leurs impacts sur la qualité des services publics et l’amélioration de la vie quotidienne des citoyens.

Organiser des visites en France et à l’étranger à destination des élus locaux et partenaires privés afin de les sensibiliser aux nouveaux services de mobilité et leur présenter des services innovants et opérationnels qui répondent aux attentes et besoins des citoyens.

Mieux prendre en compte les réactions du citoyen pour anticiper les besoins de service de mobilité et innover dans le domaine.

[1] Mobilités.net : Villes, transports, technologies face aux nouvelles mobilités, FING-RATP sous la direction de Daniel Kaplan & Hubert Lafont, Questions numériques L.G. D.J., 2004.

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